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DBA
Défi Belgique Afrique: une ONG existant depuis 20 ans aujourd'hui, qui travaille pour le développement durable en Afrique subsaharienne. Grâce à elle, des milliers de jeunes ont déjà été sensibilisés sur les inégalités Nord / Sud, et beaucoup d'entres eux ont participé aux Do It. L'organisation permet à des jeunes du Nord et du Sud de travailler ensemble pour des lendemains meilleurs. Elle soutient de nombreux villages d'Afrique dans leur développement: construction de micro-barrages, de forrages, formations etc

DBA en quelques mots: "C'est l'Afrique qui a forgé notre volonté d'apporter notre petite pierre à ce combat idéaliste. Car nous avons rencontré là-bas des gens courageux et fiers, prêts à relever les défis de l'avenir. L'Afrique nous a marqués à vie par cette joie de vivre qui éclate au milieu de la plus grande pauvreté. Permanents (une équipe de 4 personnes) ou bénévoles (une équipe de 50 personnes, élèves, étudiants ou actifs sur le marché du travail), nous avons choisi en priorité de nous consacrer à changer le regard des jeunes sur l'Afrique, à renforcer leur compréhension du monde et à leur donner envie de devenir à leur tour acteurs d'un monde plus solidaire. Nous voulons partager l'expérience que nous avons acquise dans ce domaine trop peu exploré de l'éducation au développement. C'est ainsi que depuis 20 ans, les cadres de l'association se sont renouvelés, de nouveaux jeunes s'engageant chaque année dans cette aventure, avec toujours la volonté de mieux faire."


DO IT 2008
Nous sommes 126... 126 jeunes a avoir suivi une formation de Do Itiens durant 10 mois. 126 jeunes, parmis tant d'autres, qui ont voulu se bouger pour un monde plus juste, plus équitable, un monde sans préjugés, sans exclusion... Un monde comme on en rêve tous. 126 jeunes qui sont partis 3 semaines en Afrique Sahélienne, ou au Burkina Faso, ou au Mali, ou au Sénégal, ou au Bénin pour travailler avec d'autres adolescents qui ont les mêmes convictions, les mêmes rêves, les mêmes envies. Des jeunes qui ont vécu une expérience unique, qui les a marqué à vie. Nous avons vécu seulement quelques temps dans un monde différent, et pourtant nous en sommes revenus imprégnés. Beaucoup d'entre nous s'y sont sentis chez eux. Nous avons changé là-bas. Nous sommes des centaines de jeunes pleins d'espoir et de projets !

Plus concrêtement, qu'avons-nous fait ces 3 semaines ?

Chantier principal:
-Chantier reboisement, avec des Scouts, jeunes du pays. Avec des jeunes qui eux aussi veulent se battre, nous avons planté des milliers d'arbres, qui seront utiles non seulement contre l'avancée du désert, mais aussi pour l'économie des villages, leur développement.

Chantiers secondaires:
-Chantier primaire: quelques après-midi passée avec des enfants d'une école primaire -> animation.

-Chantier santé: deux jours passés dans un dispensaire de brousse ou un hôpital, afin de voir comment se passe les soins là-bas, les difficultés, tout le travail que l'on y fait.

-Chantier économique: 2 matinées passées tout seul, sans encadrement, avec un artisan/travailleur de la ville, pour découvrir sa vie, l'économie de la débrouille...

-Chantier culturel: réalisation d'un petit film sur l'immigration.


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# Posté le samedi 04 octobre 2008 10:03

Modifié le samedi 04 octobre 2008 13:30

Avant de plonger: Do Itiens => Alison, Ken, Clarisse, Marine, Florence, Charlotte, Marta, Marion, Laura, Cyrille, Pierre, Zuzana, Aliki, Pauline, Robin, Charline, Emilie, Léa, Alexandre, Pauline, Florentin, Anabelle, Florence / Encadrants bénévoles: Brieuc, Hélène, Fiona, Julie / Infirmière: Delphine / Encadrant permanent: Magali

Avant de plonger: Do Itiens => Alison, Ken, Clarisse, Marine, Florence, Charlotte, Marta, Marion, Laura, Cyrille, Pierre, Zuzana, Aliki, Pauline, Robin, Charline, Emilie, Léa, Alexandre, Pauline, Florentin, Anabelle, Florence / Encadrants bénévoles: Brieuc, Hélène, Fiona, Julie / Infirmière: Delphine / Encadrant permanent: Magali
Je fais partie des 23 adolescent(e)s partis cette année au Sénégal, dans la région de Tambacounda, pour le Do It 2008. J'ai suivi avec eux une formation grâce à laquelle je me suis rendue compte de tout ce à côté de quoi je passais chaque jour, de ce qui est vraiment important dans la vie. Nous avons beaucoup appris sur le monde et son fonctionnement.
En Afrique, nous avons rencontré des personnes formidables que nous n'oublierons jamais, découvert une autre réalité, qui n'est pas si loin de chez nous.
J'ai retrouvé des valeurs que je croyais perdues pour toujours.
Tant de sourires, de chaleur, de courage... Une énorme leçon de vie.

Je veux simplement faire part de mon témoignage à quiconque passera ici. Ce sont les notes que j'ai écrites dans mon carnet de bord durant ces 3 semaines de juillet. J'espère par cela faire réfléchir, et peut-être donner envie à certaines personnes de s'engager dans un combat pour un monde plus juste.

[...]
Ce séjour n'a pas été comme j'imaginais qu'il allait être, il n'a pas été parfait... Il a juste été comme nous l'avons fait, et pour moi rien n'aurait pu être mieux. Grâce à nous, à nos staffs, aux Scouts, à toutes ces choses et personnes qui ont fait partie de cela, il est devenu inoubliable. L'Afrique a changé pour moi là-bas, MON Afrique a changé. Elle s'est enfin révélée à mes yeux, ça n'est pas une Afrique de pauvreté et de malheurs, c'est avant tout et surtout une Afrique de courage, de chaleur humaine et de joie de vivre.

Pauline

Pix: les Belges du Do It 2008 =)

# Posté le samedi 04 octobre 2008 10:03

Modifié le jeudi 09 octobre 2008 16:40

Chapitre 1: Mardi 08/07/2008 Le grand départ

Chapitre 1: Mardi 08/07/2008 Le grand départ
Je n'ai pas très bien dormi la nuit dernière. J'ai passé tout mon lundi à préparer mon sac et faire différents préparatifs, alors l'impatience et l'excitation sont vraiment bien là !
Au réveil (07h20), petit-déj, pique-nique, nous chargeons les sacs dans la voiture. Puis Maman, Hans et moi prenons la voiture vers 08h45 pour l'aéroport de Bruxelles (Zaventem). Durant le trajet, j'envoie des « SMS au-revoir » à quelques ami(e)s. Julie me sonne même, ça me fait plaisir ! J'envoie aussi un dernier petit mot à Papa (trrrrrès stressé), en lui disant pour la Xème fois de ne pas s'inquiéter.
Je me rends compte que j'ai oublié de prendre des élastiques pour mes cheveux... Qu'importe, vive la liberté !!!!
Nous arrivons un peu tôt à l'aéroport, malgré les embouteillages (10h30). Mais je retrouve déjà quelques filles du Do It et puis, au fur et à mesure, tout le monde arrive. Nous sommes tous supers impatients et un peu stressés quand même. Marraine est venue me dire au-revoir.
Je pèse mon sac : 17kg 30... Je ne suis pas la seule à avoir un peu exagéré sur le poids (max 15kg), et Magali nous menasse de corvée vaisselle pour toute une semaine :D
Nous attendons tous un peu dans le hall. Assis par terre, on discute, on rit, on s'impatiente... On est prêt à partir !
Le moment de l'embarquement arrive, je dis au-revoir à mes 3 anges gardiens ;)
Nous nous rendons alors compte que les malles contenant le matériel scolaire pour le chantier primaire et de la nourriture sont trop lourdes. Au moins la moitié doit être répartie dans les sacs à dos, ce qui nous fait prendre un peu de retard. Et puis devinez-quoi : au contrôle des sacs, on nous fouille et on nous confisque miel, choco, kiri et thon... « Mesure de sécurité, on pourrait cacher des explosifs à l'intérieur, blablabla... ». Là on est bien énervé, mais le moment est venu de s'installer dans l'avion, et on oublie cet instant fâcheux.
Décollage à 14h05. Tout le monde regarde par le hublot: la vue qu'on a du monde à plusieurs km d'altitude, c'est toujours impressionnant...Et ça a l'air si tranquille !
SENEGAL, NOUS VOILA !!!!!!... Mais d'abord, nous faisons escale à Casablanca... 29°C, déjà le dépaysement complet lol. L'ambiance et la bonne humeur règnent dans le groupe. A l'aéroport, on joue aux cartes (« Keeen, la carte magiiique » ... Je ne suis pas douée !), on se marre, on lit... On patiente.
Enfin, à 19h40, nous reprenons l'avion Pour Dakar. On reçoit un bon p'tit souper (mmmmm, la truite !!), des caches-yeux et des chaussettes qui sentent l'eucalyptus... Service impec' X)
Et bien sûr, étant le soir, on n'oublie pas de prendre notre future bonne vieille Malarone !
Après un moment, certains essayent de dormir, mais bon dans l'avion, c'est pas trop évident (je parle d'expérience).
Enfin, à 23h10, on arrive à Dakar !! On quitte notre engin climatisé pour nous retrouver dans le climat chaud et humide (27°C) du bord de mer.
A peine avons-nous récupérer nos bagages (ouf, tout le monde a les siens), nous sommes plongés dans l'ambiance africaine : une foule de personnes (surtout des hommes) attendent derrière des barrières devant le bâtiment. Lorsque nous passons avec nos (très nombreux) sacs posés sur des chariots, ils sont nombreux à se proposer pour nous aider... Certains demandant 1 ou 2 euros évidemment. Marion est invitée à apprendre à rouler à vélo, Clarisse et Marine sont demandées en mariage. On nous souhaite la bienvenue de toutes parts.
Nous poussons nos bagages (étroitement surveillés) jusqu'à un petit car car assez vieux et brinquebalent, mais assez confortable. Apparemment, Hélène et Brieuc ont déjà retrouvé un ami.
Nous roulons alors durant 20 minutes et arrivons à « L'hôtel des amis de la Nature » où, après une bonne douche et s'être assuré d'avoir toutes nos affaires (entre autre, le vénéré produit contre les moustiques), nous prenons un bon repas. Enfin, nous nous endormons vers 03h00 du mat'... entourés de ventilateurs ^^

# Posté le samedi 04 octobre 2008 10:07

Modifié le mardi 07 octobre 2008 12:13

Chapitre 2: Mercredi 09/07/2008 Un car pour Tamba

Chapitre 2: Mercredi 09/07/2008 Un car pour Tamba
Certains ont dormi comme des masses, d'autres pas beaucoup. Pour ma part, c'est plutôt la première solution héhé. Après une nuit courte, un réveil un peu difficile, après avoir rangé nos sacs, les avoir bien attaché sur le toit du car avec notre réserve d'eau (petits sachets) et enfin après avoir mangé un petit bout et une réunion rapide où on nous présente Sadio (relais DBA au Sénégal) et deux Scouts : Jeanne et Bissenty, qui resteront avec nous tout le séjour, et seront de « vrais p'tits Belges » =), nous nous mettons en route pour un long trajet d'environ 16 heures pour Tambacounda (départ vers 8-9h00).
C'est là que nous découvrons les paysages sénégalais et le rythme de vie du pays pour la première fois :
une première chose nous marque : au bord des routes, surtout à Dakar, il y a énormément de déchets, apparemment, cela tient un peu du bidonville. Lorsque nous nous arrêtons un instant, des enfants et des femmes installés sur les marchés viennent toquer sur les vitres pour demander de l'argent ou essayer de nous vendre de la nourriture. Certains entrent même dans le car. Notre couleur de peau est effectivement et malheureusement associée à l'argent...
Je me demande comment je pourrais décrire les paysages qui nous entourent. Il y a trop de choses et tout est si différent de la Belgique... :
Partout, la vie est très animée. Parfois nous traversons des zones urbaines, avec ses marchés, ses échoppes (Marion et moi remarquons qu'il y a beaucoup de vendeurs de carrelage et de pneus), ses habitations disparates, construites de façon anarchique, en bois, en tôles, en briques de boues ou avec tout autre matériau disponible, ses rues en terre battue et surtout ses habitants. Les hommes pour la plupart son vêtus de tenues typiques, très colorées. Ils sont soit derrière le comptoir de leur magasin, soit marchant simplement dans la rue, soit assis entre amis à l'ombre pour discuter.
Les femmes sont généralement habillées de tuniques typiques elles aussi, encore plus colorées que celles des hommes. Elles tiennent leurs stands au marché, portent souvent de gros paniers de fruits, de pain etc sur leur tête ou s'occupent de leurs enfants. Elles font leurs tâches quotidiennes du matin.
Les enfants quant à eux, sont vraiment mignons. Malgré leurs habits sales et leurs petits pieds nus, ils ont un sourire jusqu'aux oreilles.
Dans les zones rurales, la campagne, ce sont de petits villages africains, avec ses huttes et ses arbres à palabre, comme dans les livres d'histoire ou à la télévision. De temps à autre on rencontre quelqu'un devant sa maison ou en train de travailler aux champs, ou encore garder un troupeau de chèvres et de moutons. Le paysage est mi aride, mi vert. Les arbres tordus sont éparpillés un peu partout aux milieux des cultures et des plaines.
Partout, aussi bien à la ville qu'à la campagne, le bétail est en liberté : chèvres, moutons, ânes, chevaux, des b½ufs squelettiques assez impressionnants avec leurs grandes cornes... Nous croisons aussi des chevaux tirant des charrettes transportant ou des gens ou des fruits/légumes ou de poisson.
On comprendra facilement que, dans le car, personne ne parvient à détacher son regard de la fenêtre. Nous faisons le plein d'images de ce pays de soleil, unique, que nous aimons déjà.

Durant toute la première partie du trajet, la chaleur est supportable car la route est lisse : le car avance vite et le vent s'engouffre dans les petites fenêtres ouvertes. Mais pour la deuxième partie, ça devient un peu plus difficile : nous roulons sur une route très endommagée, ça rebondit dans tous les sens et on n'avance pas très vite... plus de vent. Nous ne nous arrêtons que 3 fois pour le « pipi-nature » et manger. Au fur et à mesure, la chaleur dans le car devient pour nous vraiment insupportable. Le sol, non isolé est brûlant... Tous nos sachets d'eau sont justement sous les sièges, sur le sol en question, ils sont devenus chauds, on les refroidit comme on peut (en les faisant pendouiller pas les petites fenêtres pendant 30 minutes pour qu'ils deviennent tièdes lol).
Nous arrivons à Tambacounda vers 23h00. Même épuisés, assoiffés et surtout transpirants, on n'est pas peu fiers d'avoir fait ce trajet, et plutôt content de nous-mêmes !
L'endroit où nous dormirons ces deux prochaines semaines s'appelle « CEDEPS », c'est un bâtiment servant à accueillir des jeunes, un peu à l'écart de la ville. Nous déchargeons eau et bagages, mangeons vite notre souper et nous précipitons prendre une douche... Ce qui est assez pénible pour certaines : les 3 douches sont sales, rouillées et leurs murs sont couverts de termites. Les toilettes sont à pédales. Ce sera comme ça pour 3 semaines, autant s'habituer dès maintenant :)
Pour finir, on installe nos matelas sur le sol dans des locaux vides (filles et garçons séparés n'est-ce pas). Des cordes passées à travers la pièce (non sans efforts, merci les garçons ;)) servent à accrocher nos moustiquaires... Au final, ça donne un peu comme une grande toile d'araignée ! Vers 23h10, tout le monde dort comme des bébés (ou pas).



Petites anecdotes : -nous avons acheté des bananes sur un marché. Lorsque nous les avons mangées, Bissenty et Jeanne jettent les pelures par la fenêtre du car. Nous on tombe un peu des nues : en Belgique, on se ferait presque arrêter pour ça X)
-phrase du jour : Alison : « Hein, qui est tout nu ???? »
Florence : « L'arbre... ^^' »
Alison : « Aaah... »
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# Posté le dimanche 05 octobre 2008 06:38

Modifié le mardi 07 octobre 2008 12:13

Chapitre 3 : Jeudi 10/07/2008 Tambacounda

Chapitre 3 : Jeudi 10/07/2008 Tambacounda
La nuit s'est bien déroulée, même si nous nous réveillons en sueur ! Mais on commence déjà à avoir l'habitude ;) Petit déjeuner (ça sera toujours une baguette de pain accompagnée soit de confiture, soit de choco, avec aussi eau chaude + lait en poudre [il faut attraper le truc pour bien doser :D] + éventuellement cacao), puis nous faisons notre première intro du matin où Julie fait ses recommandations pour l'hygiène (ne pas boire l'eau courante, seulement celle de nos petits sachets, même pour se brosser les dents, car notre flore intestinale n'est pas habituée à celle d'ici ; se laver les mains avant et après chaque repas par exemple... la turista, ça s'attrape vite) et la vie de groupe (respect, écoute, motivation etc).
Arrive ensuite notre première réunion avec les Scouts de Tamba !
Cela commence avec la cérémonie d'ouverture du chantier reboisement, au CEDEPS, dans la grande salle. Il y a là, en plus de tous les jeunes, des personnes importantes, comme le gouverneur de Tamba. Quelques personnes font un discours (dont moi avec Emilie), ensuite on demande aux groupes de Belges et Sénégalais de faire chacun une danse. Nous commençons, avec nos traditionnelles petites chansonnettes et chorégraphie, comme « Les pouces en avant », « Le lion est mort ce soir » etc etc. Vient ensuite le tour des Scouts, et à nous d'être estomaqués... Ils forment une supère chorale, chantent en canon, tous ensembles, avec des djembés. Le seul mot qui nous vient est « ...WAW !! »
45 minutes après, la cérémonie prend fin, nous partageons des biscuits et des jus de fruits avec nos nouveaux amis dans la petite coure intérieure du bâtiment.
Ainsi que beaucoup d'autres, je fais la connaissance de ma correspondante, Jeanne d'Arc. On s'entend bien, même si parfois on a dure de se comprendre :D Malheureusement, elle n'a pas reçu mes deux dernières lettres... Bizarre.
Nous nous rassemblons alors à l'intérieur, debouts, en un grand cercle. S'en suivent alors chants, danses au son des djembés. C'est vraiment... magique ! Deux par deux (par correspondants), on nous appelle au centre du cercle, de façon à être sûre que tout le monde ait trouvé le sien... En tous cas, on commence déjà à franchir le pas de la timidité !
Ensuite les Scouts et Guides s'en vont, nous dînons et faisons une petite sieste, nous détendons. Après 1h30, Julie nous réveille, nous dit de nous apprêter car nous partons visiter Tamba, et de prendre notre KW car il va sans doute pleuvoir dans une heure.
... Cela arrive plus tôt qu'elle ne le pense ! A peine a-t-elle dit ça, que nous assistons à notre premier orage tropical !! C'est très impressionnant, le vent souffle en d'énormes rafales et de grooosses gouttes d'eau tombent soudainement du ciel. L'air devient moins lourd, c'est agréable... Nous restons tous sans dire un mot dans l'encadrement de la porte de notre local, à regarder les éléments se déchaîner.
La pluie se calme après une vingtaine de minutes, nous partons dans nos bennes (petites camionnettes dont l'arrière est à ciel ouvert) visiter la pépinière de la ville et les anciens chantiers de reboisement. Partout où nous passons, les enfants nous sourient, nous font signe en criant « Toubab, Toubab !! » (=Européens). Certains courent après les voitures.
A un moment donné, sur la route, nous rencontrons une grande flaque d'eau, devenue très profonde à cause de l'orage, et nous manquons de peu de nous embourber.
[ Petite description de la scène (je rappelle que le chauffeur ne peut pas nous entendre) :
La voiture s'arrête devant la petite marre
- «Aaaah ben zut alors, on ne sait pas passer, faut prendre une autre direction »
Le moteur gronde
- « Euuh... Qu'est-ce qu'il fait là ? »
- « Ben il y va, tu sais il a l'habitude de ce genre de chose »
- « Wai, mais c'est pas une raison !!!! »
La voiture démarre en trombe... Ceux qui sont à l'arrière de la benne peuvent admirer l'eau à 3 cm en dessous de la petite porte arrière... Une fumée noire se dégage du moteur... Mais on arrive quand même de l'autre côté !!! Vive Timbery :D !!!]
Nous revenons tôt car nous n'avons pas encore vraiment récupéré du voyage. Après un bon souper (chaud), une petite douche et une modification des « fils à moustiquaires », nous entamons notre 3ème nuit africaine !

# Posté le lundi 06 octobre 2008 11:31

Modifié le mardi 07 octobre 2008 12:14